La mine d’or du XXIème siècle ! C’est ainsi qu’est parfois surnommé le Big Data. Cette technologie permettant de traiter de phénoménales volumétries de données contient en effet un véritable trésor pour les services marketing qui parviendront à y avoir accès tout en sachant quelle utilisation en faire. Il est déjà loin le temps où le Big Data sonnait avant tout comme un mot à la mode, voire un « truc de geeks ». Selon un sondage effectué par Riverbed, 64% des DSI français comptent l’intégrer à court terme dans leur stratégie d’entreprise.

Pour comprendre ce qui excite à ce point l’appétit des entreprises, reprenons la règle dite des 3V. Conceptualisée par la société de recherche technologique Gartner, elle pointe trois obstacles liés à la masse de données recueillies :

 

V comme Volume :

Le web (et tout particulièrement les réseaux sociaux) apportant un volume de données chaque jour plus gigantesque, toute la difficulté consiste à traiter intelligemment un tel afflux.

 

V comme Vélocité :

La valeur de ces données étant par nature éphémère, il est en outre nécessaire de parvenir à les analyser très rapidement.

 

V comme Variété :

Renseignements glanés via les formulaires de son site corporate, interactions captées sur les réseaux sociaux, données de géolocalisation, infos tirées de l’utilisation d’applications mobiles, news Internet, etc. Les sources sont à la fois multiples et consignées dans des formats aussi variés qu’incompatibles entre eux.

big data la règle des 3 VLa promesse du Big Data consiste à se jouer de ces trois écueils. S’appuyant sur une fantastique puissance de calcul qui ne cesse de progresser, la technologie permet ainsi d’analyser ce qui se cache derrières toutes ces données, d’en tirer une prédiction quant au comportement des consommateurs et enfin d’agir en conséquence de manière à leur présenter l’offre la plus adaptée possible à leurs attentes. Désormais, la pertinence de la précision est telle qu’elle en paraît parfois quasi magique aux sociétés qui s’équipent d’une solution de Big Data.

Si l’on s’en tient à cette présentation générale, l’atout lié à la finesse d’analyse semble toutefois s’appliquer avant tout aux secteurs de grande consommation. C’est oublier que ce besoin de connaissance granulaire des attentes clients s’applique encore bien davantage à la logique du business to business. Plus encore que dans le business to consumer, la micro-segmentation est la clé de voute du succès. Publiée en février 2015, une étude de la société Teradata révèle d’ailleurs que la personnalisation du message est une priorité pour 90% des marketers interrogés.

En matière de marketing B to B, le Big Data est aussi très utile au lead scoring, cette technique d’évaluation des prospects permettant de définir sur lesquels concentrer ses efforts de prospection. Enfin, les progrès constants dans l’analyse des mégadonnées (terminologie française qui connaitra sans doute le même sort que « mercatique ») vont rendre l’automatisation des processus marketing (ou marketing automation) de plus en plus efficace et donc de plus en plus rentable.

 

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