Le bloggeur Grégory Pouy,  ex-directeur du Social Média chez Nurun, désormais consultant en stratégies digitales répond aux questions de Zebaz Infos. 

 

Zebaz Infos ” Vous êtes le bloggeur le plus suivi de la planète marketing. Est-ce que le MD a, selon vous, trouvé la bonne méthode pour être plus “lisible” et compréhensible ?”

Grégory Pouy : “Le marketing direct est arrivé à une forme de maturité et finalement se différencie dans la connexion qu’il va réussir à mettre en place avec son lecteur. Je crois que MylittleParis est le meilleur exemple pour prouver que le MD n’est pas mort. Tout est toujours question de contenu et de contenant. Malheureusement, c’est un exemple qui sort du lot car de manière générale je n’ai pas vu de grandes avancées en marketing direct dernièrement pour le rendre plus lisible ou plus compréhensible. D’une certaine manière Facebook avec ses pages est une manière moderne de faire de l’emailing :

  • On paye sa base (fans)
  • On créé des contenus que l’on veut attractif
  • On envoie en se payant de la visibilité (il est nécessaire de payer sur Facebook pour que votre publication soit visible

La seule grande différence est que Facebook ne permet pas encore de cibler.”

 

Zebaz Infos ” On parle beaucoup (trop) de Big Data est-ce selon vous justifié ?”

Grégory Pouy : ” Totalement ! L’arrivée massive des données va dans le sens d’une professionnalisation du marketing. Pendant de longues années, la règle a été à l’HPPO (Highest Paid Person Opinion). Désormais les décisions vont être beaucoup plus sensées car appuyé sur des données. Il est très facile de se rendre compte de ce que cela peut donner en terme d’efficacité: regardez Amazon.”

 

Zebaz Infos ” Vous rentrez d’un voyage aux Etats-Unis, quelles sont les bonnes idées relevées là bas ? Newsletter ? emailing ?”

Grégory Pouy : ” Pour être tout à fait honnête, les idées ne sont pas nécessairement liées à un outil comme peut l’être l’emailing mais de manière plus générale, les datas vont évidemment bon train. On essaie surtout de proposer du contenu en fonction du contexte de la personne et du temps qu’elle aura probablement (voire lui demander au préalable le temps qu’elle a pour lui fournir l’information au format qui convient). Ensuite, même si cela peut paraître basique, l’humain revient véritablement au centre de la problématique. Trop de personnes considèrent les bases de données comme des cheptels qu’ils possèdent. Il n’en est rien et il est temps de s’intéresser à chaque personne, ses désirs, ses envies…”

 

Découvrez l’extrait du livre blanc “Le marketing B2B réinventé par les BIG DATA”