A l’heure du tout numérique, l’association des termes « mailing postal » et « prospection » entraine inévitablement un questionnement quant à la désuétude d’une telle approche. Attention à ne pas l’enterrer trop vite, cependant. S’il est incontestable que l’emailing et les interactions sur les réseaux sociaux ont révolutionné le marketing direct, l’alternative du courrier envoyé par la poste présente au moins quatre atouts différenciants.

 

Délivrable.

Avec l’envoi d’un courrier postal adossé à un nom et une adresse précise (ce qui est généralement le cas de d’un mailing B to B), les notions d’opt-in et de double opt-in n’existent pas. De même, aucun risque de se voir accusé de spamming. A défaut d’avoir la certitude que 100% de ses messages seront lus, une entreprise peut donc au moins compter sur une délivrabilité quasi totale.

 

mailing postalInsolite.

Ironie du sort, le mailing postal s’est tellement fait supplanter par les campagnes d’emailing qu’il en devient presque original. En tout cas, il devrait passer moins inaperçu que l’un des 48 emails (dont 12 publicitaires) reçus chaque jour par un professionnel. Tels sont en effet les chiffres avancés par l’édition 2014 de l’étude SNCD, Reed Data et Vertical-Mail sur le comportement des internautes B to B à l’égard des emails de prospection reçus dans le cadre de leur activité.

 

Durable.

Qu’elle soit numérique ou postale, une communication à usage commercial finit souvent à la corbeille avant même d’avoir eu l’opportunité de délivrer son message. Mais là s’arrête la similitude entre les deux canaux. Car lorsqu’il a la chance d’être ouvert et mieux encore d’être lu, un email ne connait que deux destins possibles : l’intérêt immédiat pour la proposition qui y est présentée ou l’oubli à tout jamais. Rien à voir avec le mailing papier dont la durée de vie moyenne est sensiblement supérieure. En effet, après avoir été négligemment laissé sur un coin de bureau pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, celui-ci se rappelle parfois au bon souvenir de son destinataire.

 

Premium.

Peu importe le soin apporté à la création d’un message marketing en format numérique, la dématérialisation rend finalement chaque email publicitaire très comparable à tout autre. A l’inverse, les possibilités sont infinies avec un mailing postal. Papier glacé, grammage élevé, toucher velours, motifs en relief… A elles seules, de telles options sont en mesure de donner une dimension « haut de gamme » à sa communication.

 

Revers de la médaille de ces quatre atouts : le prix d’une campagne, largement plus élevé que dans le cas de l’email numérique. En fonction du volume d’envois et de la qualité de la matière première utilisée, le coût unitaire d’un mailing postal varie entre 60 centimes d’euros et 1,50 euros. Il est donc conseillé de réserver cette technique de prospection à des campagnes marketing visant avant tout à conférer une certaine image de marque à son entreprise.

 

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